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    Prom'nons nous au Quartier Latin

    1. Place Saint Michel. Boulevard Saint Michel. Le Panthéon (lithographie de style Gruss, 1902. Jusqu’en 1904, il était interdit d’écrire au recto des cartes postales).

     

     

     

    Cette nouvelle rubrique d’images anciennes est dédiée au Quartier Latin qui tire son nom de l’usage du latin dans les universités et les écoles médiévales (v. notre rubrique consacrée à la Faculté de Droit de Paris. VI). 

     

     

     

     

    Prom'nons nous au Quartier Latin

    2. Plan de Paris de Merian, vers 1620 (la rive gauche de la Seine est à droite de cette carte au niveau du pont le plus haut, dit le Petit-Pont).

     

     

     

    Le Quartier Latin se situe sur la rive gauche de la Seine (la rivière de Seine selon les anciennes cartes), dans les V° et VI° arrondissements, de Saint-Germain-des-Prés au Jardin du Luxembourg (Luco pour les familiers). Il a pour cœur la Sorbonne, du nom de l’un des plus anciens collèges de l’Université de Paris, elle même apparue au XII° siècle (v. notre rubrique consacrée à la Faculté de Droit de Paris. IX).

     

     

     

     

     

     

     

    Prom'nons nous au Quartier Latin

     

                                          3. Paris. Plan du 5ème arrondissement 

     

     

     Plan « contemporain » pour ne pas se perdre tout au long de cette ballade dans les rues du Quartier Latin en images, chromos, dessins, gravures, estampes, stéréoscopies, photographies et cartes postales anciennes.

     

     

     

     


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    Boulevard Saint-Michel (vues stéréoscopiques anonymes, non datées)

                  Boulevard Saint-Michel (vues stéréoscopiques anonymes, non datées).

     

    Je débuterai cette promenade au Quartier Latin avec des vues stéréoscopiques prises à la Belle Époque par des professionnels ou des amateurs anonymes, avant de vous offrir les merveilleuses photographies du Quartier Latin de Charles Marville (1813-1879) et d’Eugène Atget (1857-1927). Il est évident que nos critiques d'art qui se plaisent à condamner des photographes comme Eugène Atget mettraient à la corbeille ces cartes stéréoscopiques d’autrefois. Moi pas, car elles me plaisent beaucoup et, comme disait l’autre : « Chacun est maître d’avoir les pensées qu’il lui plaît ».

     

     

    Stéréoscope Gallus

                                                           Stéréoscope Gallus

     

    La stéréoscopie, créée en 1832 par l'Anglais Charles Wheatstone, un peu avant la photographie, est un procédé de restitution de la vision en relief au moyen de deux capteurs optiques prenant une scène identique à partir de deux points de vue légèrement distants (la technique en est fort bien expliquée sur de nombreux sites Internet. Il vous suffit de mettre les mots « stéréoscopie » dans votre moteur de recherche pour y accéder).

     

     

     

    Stéréoscopie. Visionneuse (années 1850)

                                         Stéréoscopie. Visionneuse (années 1850).

     

    Ce modèle de stéréoscope permet de visionner les cartes ou photographies stéréoscopiques. Il est  composé de  deux lentilles prismatiques insérées dans une visière, et d’un support en bois pour tenir la carte. Il restitue une seule image avec une impression de relief à partir de deux photographies pas tout à fait identiques

     

     

    Boulevard Saint Michel - Carte stéréoscopique - lanterne sépia et couleur

               Boulevard Saint Michel - Carte stéréoscopique - lanterne sépia et couleur.

     

    J’ai un peu triché, en sélectionnant souvent l’une des deux cartes pour en corriger les imperfections éventuelles (suppression des tâches, luminosité, contraste, etc.). Les images stéréoscopiques que j’ai pu dénicher sur le thème du Quartier Latin sont pour la plupart « noir et blanc ». Toutefois, certaines sont en couleurs ou colorisées artificiellement comme cela s’est beaucoup pratiqué pour les photographies et les cartes postales de la Belle Époque. J’ai également ajouté, pour certaines rubriques, des poésies ou des paroles de chansons qui s’harmonisent avec cette ballade estudiantine du Boul’Mich au Luco. Pour écouter les chansons, il suffit de mettre leur titre dans votre moteur de recherche et vous accéderez aussitôt à leurs interprétations par divers chanteurs.


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    Il pleut sur… la Faculté de Droit du Panthéon (stéréoscopie)

    Jour de pluie sur le Panthéon et la Faculté de Droit, rue Soufflot (image extraite de vues stéréoscopiques de Julien Damoy, série n° 4. Rue Soufflot-Le Panthéon. Héliotypie d’E. L. D. Le Deley).

     

     

     

    À la Belle Époque, Julien Damoy (1844-1941) était un épicier aussi renommé que  Félix Potin. Il était également célèbre par ses séries de cartes postales stéréoscopiques de Paris, éditées par la maison Ernest-Louis-Désiré Le Deley. 

     

     

     

     

     

    Il pleut sur… la Faculté de Droit du Panthéon (stéréoscopie)

                   Les deux cartes dissemblables de la stéréoscopie de Julien Damoy.

     

     

     

     

    Il pleure dans mon cœur. Paul Verlaine
    Romances sans paroles (1874) 

     

    Il pleure dans mon cœur
    Comme il pleut sur la ville ;
    Quelle est cette langueur
    Qui pénètre mon cœur ?

    Ô bruit doux de la pluie
    Par terre et sur les toits !
    Pour un cœur qui s’ennuie,
    Ô le chant de la pluie !

    Il pleure sans raison
    Dans ce cœur qui s’écœure.
    Quoi ! nulle trahison ?…
    Ce deuil est sans raison.

     

    C’est bien la pire peine

    De ne savoir pourquoi

    Sans amour et sans haine

    Mon cœur a tant de peine !


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    Les enfants s'ennuient le dimanche... Boul’Mich (stéréoscopie)

    Enfants en costume marin un dimanche sur le boulevard Saint Michel (image extraite de vues prises avec un stéréoscope pliable Le Merveilleux, éditées par E. L. D. Le Deley, Paris, vers 1900). 

     

     

     

     

     

     

    Les enfants s'ennuient le dimanche... Boul’Mich (stéréoscopie)

                             Les deux cartes dissemblables de la stéréoscopie. Le Merveilleux. E.L.D. Vers 1900

     

     

     

     

     

    Les enfants s'ennuient le dimanche

    Paroles et musique : Charles Trénet (1939)


    - 1 -
    Les enfants s'ennuient le dimanche
    Le dimanche les enfants s'ennuient
    En costumes marins ou en robes blanches
    Le dimanche les enfants s'ennuient.
     

     

    - 2 -
    Que ce soit promenade ou tartine
    Pâtissier pas plus que les bois
    N'auront de succès: gamins et gamines
    Sont plus tristes que maman ne croit.
     

     

    Refrain
    Vienne vienne la semaine:
    Lundi, mardi, jeudi
    Car la rue est toujours pleine
    De lumière et de bruit.
     

     

    - 3 - 
    À travers les rues sans rien dire
    On parcourt la ville sans fin
    Y'a qu' les mannequins qui font des sourires
    Aux vitrines des grands magasins.
     

     

     

    - 4 -
    Les parents s'ennuient le dimanche
    Le dimanche les parents s'ennuient
    Avec leurs faux-cols, leurs lorgnons
         et leurs barbes blanches
    Le dimanche les parents s'ennuient.
     


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    En passant dans cette rue du Quartier Latin (stéréoscopie)

    Une rue étroite du Quartier Latin (image extraite de vues prises avec un stéréoscope. 1900)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En passant dans cette rue du Quartier Latin (stéréoscopie)

                         Les deux cartes dissemblables de la stéréoscopie (1900) 

     

     

     

     

     

     

     

     

    La ballade de Paris

     Francis Lemarque (1917-2002)

     

    Tant de poètes ont écrit
    Des couplets des refrains
    Sur Paris
    Que je n'sais plus quoi chanter
    Pour vanter ta beauté
    Mon Paris
    Est-ce ceci ou cela
    Autre chose ou bien quoi
    Je n'sais pas
    Pourquoi j'suis tellement ému
    En passant dans une rue
    De Paris

    J'ai trouvé sur les quais en flânant
    Un vieux livre jauni par le temps
    J'y ai lu les souffrances et les joies
    Que tu as connues tout' à la fois
    Depuis le temps que tu vis
    Tout's tes rues ont écrit
    Leurs romans
    Romans d'amours qui se nouent
    Se dénouent et qui meurent
    Doucement

    On s'est battu sous tes murs
    Chacun de tes pavés
    A servi
    A défendre la liberté
    Qui s'était réfugiée
    Dans Paris
    C'est la peine de tous les hommes
    Qui t'as fait comme tu es
    Mon Paris
    Ils ont bâti la Concorde
    Notre-Dame, les Tuileries
    Tout Paris
    Ils ont pris la Bastille en chantant
    Construit la Tour Eiffel en flânant
    Les années ont passé doucement
    Mais Paris a gardé ses vingt ans
    La Seine a creusé son lit
    Entre les quais tout gris
    De Paris
    Il faut croire qu'elle s'y trouve bien
    Puisqu'elle est encore là
    Aujourd'hui

    Coda :

     


    Est-ce ceci ou cela autre chose ou bien quoi
    Je n'sais plus
    Pourquoi j'suis tellement ému
    En passant dans une rue
    De Paris


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