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    L'étudiant, le notaire et l'avocat, par Paul Gavarni (1804-1866)

                              1 L'étudiant en droit. Dessin de Paul Gavarni (1804-1866), dans la nouvelle intitulée L'étudiant en droit, de M. E. de la Béllodière (Les Français peints par eux-mêmes, tome premier, page 17, dessin de Gavarni, gravure de Lavieille, 1840, Paris, J. Philippart, libraire-éditeur).

     

     

     

    « Si l'on nous demande à quels signes extérieurs on peut reconnaître l'étudiant en droit, nous répondrons qu'il ne s'habille pas à la dernière mode, mais qu'il crée une mode tout exprès pour lui.

    Il laisse volontiers croître ses cheveux et sa barbe, quand il en a, afin, dit-il, de ne pas ressembler à un épicier; mais avant de se présenter devant les examinateurs, il a soin de faire disparaître ces attributs anarchiques. Il ressemble par la coiffure à un membre du club des Jacobins, et par la royale à un seigneur de la cour de Louis XIII.

    On l'a vu jadis se glorifier d'un chapeau gris et d'un gilet rouge à la Robespierre. Aujourd'hui, qu'il soit ou non du Béarn, il adopte le béret et la ceinture rouge, parce qu'il trouve à ce costume une couleur locale.

    Une pipe colossale est l'accessoire obligé de l'étudiant; fumeur intrépide, il parfume les passants des bouffées nauséabondes du tabac de la régie. La tête de sa pipe, plus ou moins culottée, offre l'image d'un Turc, de Henri IV, de Robert Macaire de François ler, de Saint-Just, etc. Son cœur bondit de joie lorsqu'il parvient à se procurer une chibouque algérienne ou un houka indien, et, qu'étendu sur son canapé garni en velours d'Utrecht rouge, il se donne une tournure orientale »  (L’étudiant en droit, par M.E. de la Bédollierre. in l’ouvrage collectif : Les Français peints par eux-mêmes, T. 1, p. 19).

     

     

     

    L'étudiant, le notaire et l'avocat, par Paul Gavarni (1804-1866)

                                     2 Le notaire. Honoré de Balzac, La Comédie humaine, 1840,                                               illustrations de Gavarni et Gagniet

     

     

     

     

     

    L'étudiant, le notaire et l'avocat, par Paul Gavarni (1804-1866)

                    3 L'avocat. Dessin de Gavarni, de l'ouvrage collectif : Les Français peints par eux-mêmes, La Cour d'assises par Timon (Tome premier, page 28, 1840, Paris, J. Philippart, libraire-éditeur).


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    Le juge. Figurine en résine de Guillermo Forchino

                                                           Le juge. Figurine en résine de Guillermo Forchino


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    L’avocate. Figurine en résine de Guillermo Forchino.

                    2. L’avocate. Figurine en résine de Guillermo Forchino.


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     L’avocat. Figurine en résine de Guillermo Forchino

          1. L’avocat. Figurine en résine de Guillermo Forchino (circa 1980).

     

     

    Les rencontres des Beaux-Arts et du Droit ne sont pas limitées aux temps passés. Elles peuvent être de notre temps comme le montre la série de figurines humoristiques que Guillermo Forchino a consacrée aux gens de justice.

     

    Cet artiste contemporain, né en 1952 en Argentine et aujourd’hui installé à Paris où il avait étudié la Restauration et la Conservation des œuvres d’Art à l’Université de Paris-Sorbonne, a commencé dans les années 1980 à sculpter des figurines en résine polyuréthanne « avec humour et finesse et en leur conférant une âme. » (Guillermo Forchino).

     

    Pour aujourd’hui, voici, empruntée à la série des gens de justice, la première figurine réalisée par Guillermo Forchino : l’avocat (the lawyer), dont l’originale et les répliques numérotées sont recherchées dans le monde entier par les amateurs éclairés.

     

    On ajoutera que, à la manière des prosateurs employés par les éditeurs de séries comiques de cartes postales de la Belle Époque, Guillermo Forchino est également l’auteur d’un court texte accompagnant cette figurine, emprunté semble-t-il à un événement réel vécu par un célèbre avocat argentin Mario Laus. En voici l’essentiel :

    Cet avocat avait la tâche délicate de persuader le tribunal de l’innocence de son client accusé d’une attaque à main armée et du vol de deux poules et de six œufs. Or plusieurs témoins l’avaient reconnu, des centaines de plumes avaient été retrouvées à son domicile, ainsi qu’une casserole pleine d’os de poulet et une poêle avec des restes d’une omelette !  

    Au terme d’une éloquente plaidoirie, l’avocat persuada le tribunal de l'innocence de son client : le vrai coupable étant la société. L'accusé fut libéré sur le champ sous les applaudissements du public criant "encore, encore". L’avocat revint plusieurs fois dans la salle d’audience pour saluer « son » public.


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    Sarmisa Bilcesko, soutenance de thèse, 12 juin 1890, Faculté de Droit de Paris (L'Illustration, n°2469)

          Sarmisa Bilcesko, soutenance de thèse,  le 12 juin 1890, Faculté de Droit de Paris (L'Illustration, n°2469)


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