• La thèse de droit en deux parties : Plouf/Plouf

     

     

    J’utiliserai cette nouvelle rubrique pour la consacrer à des écrits divers personnels, passés ou présents, qui, je suis bien obligé de vous le dire, n’ont pas eu de répercussion sensible dans le monde du droit et des lettres. Fort heureusement pour vous, ils seront agrémentés d’images et cartes postales anciennes (ICPA) en relation avec le Droit et nos Facultés de Droit.

     

     

     

                                                        Le Professeur de la Faculté

     

     

    ☺ « Un gros livre est un grand mal » (Callimaque). Notre professeur avait soutenu, dans les années « yéyé », une thèse, à l’autorité discrète : « L’apostille à travers les âges à Bouillé-Saint-Paul : 79290 ». Cette importante thèse de 1327 pages était construite en deux parties équilibrées : I. L’apostille à Bouillé-Saint-Paul avant 1789 ; II. L’apostille à Bouillé-Saint-Paul après 1789, autant de sous-parties,  et onze mille et une notes de bas de pages.

     

     

    L’un des membres du jury salua la densité du travail et la persévérance du candidat qui avait dépouillé les archives municipales de Bouillé-Saint-Paul, conservées dans l’un des placards du vestiaire de la salle de gymnastique de la sous-préfecture de Saint Groslong Les Eaux. Un autre membre du jury jugea cette thèse imparfaite car elle n’apprenait rien à ses lecteurs, si ce n’est le code postal de Bouillé-Saint-Paul.

     

     

    Cette critique ne fut pas partagée par le président du jury, membre de l’association des juristes catholiques de l’Anjou et du Poitou, et professeur à la Faculté de droit de Paris. N’ayant pas lu la thèse, en raison d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), il estima qu’il s’agissait d’une étude remarquable de droit canonique sur l’apostasie des bouilléens, natifs d’une ancienne paroisse qui relevait des marches d’Anjou et du Poitou.

     

     

    Grâce à cet éloge, la thèse de l’impétrant docteur fut primée par le Très Haut Conseil Supérieur du Droit de Bouillé-Saint-Paul, dont le lauréat réunit, aujourd’hui encore, les fonctions de fondateur et membre unique. Elle fut publiée, à compte d’auteur, aux Presses Académiques de Bouillé-Saint-Paul. 12 exemplaires furent achetés par la bibliothèque de son université, 7 par sa mère qui admirait beaucoup son fils, et deux autres par l’office du tourisme de Bouillé-Saint-Paul.  (Jérôme Bonnard. 24 mars 2017)

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :