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    Le Professeur Georges Renard (1876-1943)

     

     

    Comment ne pas inaugurer cette rubrique de collections et archives photographiques de nos Facultés de Droit avec la photo des années 1880 d’un petit homme en toge ? Il s’appelait Georges Renard. Son père, qui lui avait offert ce costume d'homme de lois, était avocat à la Cour d’Appel de Nancy et bâtonnier du barreau.

     

     

     

    Professeur Renard, Georges (1876-1943)

     

     

    Georges Renard fut lui-même avocat à Nancy de 1903 à 1920.

     

     

     

     

    Le Professeur Georges Renard (1876-1943)

     

     

    Reçu, en 1920, au concours de l’Agrégation des Faculté de Droit, présidé par le Doyen Maurice Hauriou, Georges Renard quitta le Palais pour la chaire de Professeur de droit public à la Faculté de Nancy.

     

     

     

     

    Professeur Renard, Georges (1876-1943)

     

    Sur cette photographie de 1930, Georges Renard est au premier rang, au centre. À sa gauche, son beau-frère, le célèbre juriste François Gény qui fut Doyen de la Faculté de Droit de Nancy (1919-1925). En 1932, Georges Renard entra dans la vie dominicaine. Il fut ordonné prêtre en 1936.


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    Etudiants de la Faculté de Droit de Paris (photographie P. Petit, v. 1880).

    Photographie des étudiants de la Faculté de Droit de Paris avec un professeur (Pierre Petit. v. 1880).

      

    La photographie a été prise par Pierre Petit (1831-1909), un photographe installé au n° 31 de la rue Cadet. Il fut le photographe officiel de l’Exposition universelle de Paris en 1867, et de plusieurs institutions dont la Faculté de médecine. Mais il fut plus célèbre encore pour ses « photos de classe » des grands lycées de Paris et de sa région. C’est, en effet, au début des années 1860, avec les progrès techniques de la photographie permettant de réduire les temps de pose et d’obtenir une bonne netteté que les photos des groupes d’élèves apparurent. Les vues étaient prises en extérieur pour bénéficier de la lumière du jour. La photo ici présentée a été prise dans la cour d’honneur de la Faculté de Droit, construite par l’architecte Jacques-Germain Soufflot de 1771 à 1774, place du Panthéon. On reconnaît cette cour grâce à la dernière photographie présentée sur cette page. Quant à la date de la photographie, non indiquée, elle doit se situer entre les années 1870 et 1884, car il n’y a aucune jeune fille parmi les étudiants. En effet, la Faculté de Droit de Paris attendit les années 1884 et 1885 pour permettre à une femme d’assister aux cours, sous réserve d’être accompagnée d’un chaperon, sa mère ou son mari (v. notre article : Les premières femmes licenciées en droit et avocates : le culte de Mithra, Gazette du Palais - 31/07/2012 - n° 213 – p. 9. En ligne sur Lextenso.fr).

     

     

    Marcel Proust,  élève du lycée Condorcet en 1888/1889 (photo. Pierre Petit)

        Marcel Proust,  élève du lycée Condorcet en 1888/1889 (photo. Pierre Petit)

     

    Voici une autre photographie de Pierre Petit d’une qualité technique et artistique quasi similaire à la précédente. Elle représente une classe de philosophie du lycée Condorcet de Paris en 1888/1889. On y voit, au deuxième rang, à gauche, le jeune Marcel Proust.

     

     

    La Cour d’honneur de la Faculté de Droit de Paris, place du Panthéon.

                      La Cour d’honneur de la Faculté de Droit de Paris, place du Panthéon (c'est dans cette cour que fut prise la première photo de classe des étudiants de la Faculté de droit de Paris présentée sur cette page).


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    Rue Valette

    1 La rue Valette, au premier plan, bordée par l’ancien collège Sainte-Barbe et la bibliothèque Sainte-Geneviève.

     

    Chaque jour des centaines d’étudiants en droit des Universités de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Paris 2 Panthéon-Assas empruntent la rue Valette qui borde la bibliothèque inter-universitaire Sainte-Barbe, située dans les bâtiments de l’ancien collège Sainte-Barbe. Cette rue donne sur la place du Panthéon où se trouve le bâtiment de la Faculté de Droit de Paris construit par Jacques-Germain Soufflot en 1774, siège actuel des présidences des Universités de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Paris 2 Panthéon-Assas.

     

     

     

    Professeur Valette, Auguste (1805-1878)

                                                     2 Le Pub de la rue Valette.

     

    Pour les uns, Valette évoque un métier d’autrefois. Pour d’autres, il s’agit d’un mot mal orthographié (mallette, palette, sandalette, arbalète, claquette, etc.). Mais les plus clairvoyants de nos étudiants en droit fréquentant le Pub Saint Hilaire du 2 rue de la Valette savent que le sieur « Rue Valette » fut professeur à la Faculté de Droit de Paris, puisque c’est écrit juste à côté de la porte d’entrée du Pub.

     

     

    Professeur Valette, Auguste (1805-1878)

                             3 AugusteValette (photographie de Charles Reutlinger, circa 1860).

     

    Le professeur Valette ne les réprimandera pas de fréquenter un PUB plutôt qu’une BU car il n’est plus. Il s’est éteint en fonction le 9 mai 1878 à Paris. Ses obsèques furent célébrés le 13 mai 1878 en l’église Saint-Etienne-du-Mont. À cette occasion, la cour de la Faculté de Droit fut transformée en chapelle ardente et les cours furent supprimés. Le corps professoral au grand complet participa à la messe de funérailles et l’on notait la présence de 150 avocats (sources : Le Figaro, du 11 mai 1878). Une souscription fut ouverte le même jour au Palais de Justice et à la Faculté de Droit de Paris en vue de l’érection d’un monument à la mémoire d’Auguste Valette (sources : Le Figaro, du 14 mai 1878). J’ignore où se trouve ce monument !

     

     

     

    Rue Valette, ancienne rue des Sept Voyes

                                        4 Rue Valette, ancienne rue des Sept Voyes 

     

    C’est un arrêté du 16 août 1879 qui donna le nom d’Auguste Valette à une ancienne rue du Vème arrondissement de Paris, la rue des Sept Voyes (en référence à sept chemins qui y menaient), qui avait été créée au XIIème siècle sous le nom de rue de Savoie.

     

     

    Professeur Valette, Auguste (1805-1878)

    5 « J'ai deux titres pour être arrêté : je suis représentant du peuple et professeur de droit » (Auguste Valette, 1851).

     

    Tous ces hommages posthumes montrent qu’Auguste Valette ne fut pas qu’un humble professeur à l’Ecole de Droit de Paris de 1837 à 1878. Pour mieux s’en convaincre, il suffit de lire sa biographie rédigée par un auteur  du blog des racinescomtoise (Auguste Valette était un franc-comtois, né dans le Jura).

    (http://www.racinescomtoises.net/index?/category/10972-valette_claude_denis_auguste_1805_1878).

     

    « Valette Claude Denis Auguste (1805-1878). Il est né le 16 août 1805 à Salins dans le Jura. Son père, républicain et ancien volontaire de 1792 a combattu à Jemmapes avant de devenir imprimeur et d'entrer au ministère de la guerre. Valette entre au lycée de Besançon puis, à neuf ans, au conservatoire de musique dans la classe de violon. Au lycée de Versailles, il reprend à dix ans les études classiques qu'il avait à peine commencées au lycée de Besançon. En 1824, il étudie le droit à Paris et obtient sa licence de droit en 1827. Il est docteur en droit le 11 juin 1830. Il obtient l'agrégation le 23 avril 1833. Le 1er avril 1833, il est nommé professeur suppléant chargé de cours à la chaire de droit civil de la Faculté de Paris. En mai 1837, il est professeur titulaire et occupe la chaire de droit civil de cette Faculté de Paris. Il dispensera cet enseignement pendant plus de quarante ans jusqu'à sa mort, à l'exception de la période républicaine de 1848 à 1851. Après le coup d'Etat de 1851, il reprend sa chaire de droit français. Il est nommé membre du Conseil supérieur de l'instruction publique en 1873. Le 26 juin 1877, il est nommé pour un mois doyen de la Faculté de Paris. En 1845, il est membre et rapporteur de la commission nommée par l'Assemblée pour préparer les lois sur la réforme hypothécaire et sur le crédit foncier. Valette fit également partie, au ministère de la Justice, d'une commission chargée de la révision du Code d'instruction criminelle. En 1848, il fut nommé, par le gouvernement provisoire, membre de la commission chargée de préparer une loi sur l'organisation judiciaire. Le 23 avril 1848, il est élu représentant du Jura à l'Assemblée constituante. Pendant les journées de juin 1848, Valette combat dans les rues de Paris dans le camp du maintien de l'ordre contre les insurgés. Avec certains parlementaires, il est chargé par l'assemblée de rendre compte de l'état de Paris insurgé. Il se fait remarquer pour son sang froid pendant la prise du Panthéon et des barricades. Valette est battu aux élections de mai 1849, le 14 juin suivant, un siège devient vacant, il est alors réélu à l'assemblée législative lors de l'élection partielle du 8 juillet 1849. Valette y siégera parmi les membres de la gauche modérée jusqu'à sa dissolution, le 2 décembre 1851. Il prend la parole lors des débats sur la révision des procès criminels et la réhabilitation des condamnés innocents, la suppression de chaires de droit constitutionnel et d'histoire du droit contre laquelle il s'opposait, les privilèges et hypothèques, ainsi que la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement contre laquelle il s'opposait. Lors du coup d'Etat de 1851, apprenant l'arrestation des représentants réunis à la mairie de la rue de Grenelle, il réclame son incarcération. Comme l'officier hésitait, il s'écria : « J'ai deux titres pour être arrêté : je suis représentant du peuple et professeur de droit ». Valette est arrêté, conduit à la caserne du quai d'Orsay, enfermé à Vincennes pendant quelques jours, puis remis en liberté sous l'empire. Il reprend sa chaire de droit civil à la Faculté de Paris. Pendant toute la durée de l'Empire, il se tient à l'écart et accepte seulement de faire partie de la commission des réformes de l'enseignement présidée par Guizot en 1869. Il est mort le 9 mai 1878 à Paris. Il était membre de l'Académie des sciences morales et politiques, officier de la Légion d'honneur. Son nom a été donné vers 1880 à une rue de Paris et un quai porte son nom à Salins.

     

    Il laisse plusieurs ouvrages : De la Pairie héréditaire considérée comme pouvoir législatif et comme pouvoir judiciaire, et du mode de constitution d'une seconde chambre - Traité sur l'état des personnes et sur le titre préliminaire du Code civil - Traité des privilèges et des hypothèques - Explication sommaire du livre premier du code Napoléon et des lois accessoires - De la propriété et de la distribution des biens, commentaire des titres I et II du livre II du Code Civil - Mélanges de droit, de jurisprudence et de législation - De la jurisprudence actuelle en matière d'enseignement Source : www.juristoria.com/resources ».

     

     

    Rue Valette par Eugène Atjet

    6 La rue Valette, photographie d'Eugène Atjet (circa 1890)


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    Un étudiant de la Faculté de droit de Toulouse en 1860

     

    Un étudiant de la Faculté de droit de Toulouse en 1860 (auteur de la photographie : Eugène Trutat [1840-1910]. Bibliothèque municipale de Toulouse, avec la mention : « Etudiant en droit, ami de Bernède, atelier Vidal ». Provenance : Toulousains de Toulouse et Amis du Vieux Toulouse).

     

     

    Un étudiant de la Faculté de droit de Toulouse en 1860

      

                            Un étudiant de la Faculté de droit de Toulouse en 1860

     

     

     


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    L’École de Droit de  l'Université St. Joseph de Beyrouth, en 1920

    Les professeurs et les 12 premiers licenciés de la nouvelle Ecole de Droit de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, en 1920.

    Les professeurs : au premier rang, entourant M. Robert de Caix, Haut-Commissaire de la République par intérim, les membres du jury : de gauche à droite, les professeurs J. Laferrière, E. Antonelli, J. Delpech, R. Bonnard. Au deuxième rang, de gauche à droite, les professeurs : Benoît Arene, Maxime Nicolas, Choucri Cardahi, le Révérend Père  Mouterde, Chancelier, les professeurs Paul Roubier, Directeur, et Charles Fabia.

    Les 12 premiers licenciés en droit : M. Cassard ; S. El-Khoury ; J. Charbel ; N. A. Nahas ; J. Chehaibar ; A. S. Rifai ; N. Debas ; G. Sabbagha ; A. Ishaq ; G. Souraty ; A. El-Khazen ; S. Takla.

     

    La création de l’Université de Beyrouth remonte à l’époque où le Liban était sous protectorat français. Elle résulte d’une alliance entre, d’une part, la Compagnie de Jésus établie dans le collège-séminaire de Ghazir depuis l’année 1870, et qui deviendra, en 1875, l’Université Saint-Joseph, d’autre part, l’Association lyonnaise pour le développement de l’enseignement supérieur au nom de l’Université de Lyon

     

    C’est ainsi que, sous l’impulsion du professeur Paul-Louis Huvelin (1873-1924) de la Faculté de Droit de l’Université de Lyon, l’École de Droit de Beyrouth fut créée,  en 1913, et deviendra une Faculté en 1946. Grâce au patronage de la Faculté de droit de Lyon, l’École de droit de Beyrouth fut autorisée à délivrer la licence française de droit à partir de 1920, les diplômes d’études supérieures à partir de 1924 et le doctorat en droit en 1942.

     


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